I come back =)

I come back =)
Arletty. 15 ans, bi (homo ?) & en chute libre.





<< Sachez qu'au fond de chaque beauté gît quelque chose d'inhumain. >> [Albert Camus]





& Sex', Drugs & rock'n roll x)
# Posté le jeudi 17 juillet 2008 18:35
Modifié le dimanche 26 octobre 2008 15:40

" A walk to remember " (Le temps d'un automne)

" A walk to remember " (Le temps d'un automne)


"L'amour est patient, et desinteressé,
il n'est jamais jaloux.
L'amour n'est ni pretentieux, ni orgueilleux,
il n'est jamais grossier, ni egoiste.
Il n'est pas colerique et il n'est pas rancunier.
L'amour ne se rejouit pas de tout les pechers d'autrui,
mais trouve sa joie dans la verite.
Il excuse tout, il croit tout, il espere tout et endure tout.
Voila ce qu'est l'amour."
# Posté le lundi 11 août 2008 10:03

<< On a toujours quelqu'un pour nous montrer le chemin mais on est seul à décider du voyage >>

<<  On a toujours quelqu'un pour nous montrer le chemin mais on est seul à décider du voyage >>


.


N'oublie jamais que malgrés les mots, je t'aime.
# Posté le vendredi 10 octobre 2008 17:48
Modifié le vendredi 10 octobre 2008 18:09

<< Donne-moi quelque chose qui ne meurt pas...>>

<< Donne-moi quelque chose qui ne meurt pas...>>
5 month...

Je t'aime !

# Posté le dimanche 12 octobre 2008 13:16
Modifié le lundi 10 novembre 2008 09:59

<< Se tuer, dans un sens, et comme au mélodrame, c'est avouer. C'est avouer qu'on est dépassé par la vie ou qu'on ne la comprend pas. C'est seulement avouer que cela "ne vaut pas la peine">>




<< Il n'y a qu'un probleme philosophique vraiment sérieux : c'est le suicide. Juger que la vie vaut ou ne vaut pas la peine d'être vécu, c'est répondre à la question fondamentale de la philosophie. Le reste, si le monde a trois dimensions, si l'esprit a neuf ou douze catégories, vient ensuite. Ce sont des jeux; il faut d'abord répondre. Et s'il est vrai, comme le dit Nietzsche, qu'un philosophe, pour être estimable, doive prêcher d'exemple, on saisit l'importance de cette reponse puisqu'elle va précéder le geste définitif. Ce sont la des évidences sensibles au coeur, mais qu'il faut approfondir pour les rendre claires à l'esprit. [...] Qui de la terre ou du soleil tourne autour de l'autre, cela est profondément indifférent. Pour tout dire, c'est une question futile. En revanche, je vois que beaucoup de gens meurent parce qu'ils estiment que la vie ne vaut pas la peine d'être vécue. J'en vois d'autres qui se font paradoxalement tuer pour les idées ou les illusions qui leurs donnent une raison de vivre (ce qu'on appelle une raison de vivre est en même temps une excellente raison de mourir). Je juge donc que le sens de la vie est la plus pressante des questions. [...] On n'a jamais traité du suicide que comme d'un phénomène social. Au contraire, il est question ici, du rapport entre la pensée individuelle et le suicide. Un geste comme celui-ci se prépare dans le silence du coeur au même titre qu'une grande oeuvre. L'homme lui même l'ignore. Un soir il tire ou il plonge. [...] Commencer à penser, c'est commencer d'être miné. La société n'a pas grand chose à voir dans ces débuts. Le ver se trouve au coeur de l'homme. C'est là qu'il faut le chercher. Ce jeu mortel qui mène de la lucidité en face de l'existence à l'évasion hors de la lumière, il faut le suivre et le comprendre.
Il y a beaucoup de causes à un suicide et d'une façon générale, on se suicide rarement par réflexion. Ce qui déclenche la crise est presque toujours incontrôlable. Les journaux parlent souvent de <<chagrins intimes>> ou de <<maladie incurable>>. Ces explications sont valables. Mais il faudrait savoir si le jour même un ami du désésperé ne lui a pas parlé sur un ton indifférent. Celui-là est le coupable. Ca cela peut suffire à précipiter toutes les rancoeurs et toutes les lassitudes encore en suspension. >>


[Albert Camus, le mythe de Sisyphe]
# Posté le vendredi 24 octobre 2008 14:26